Bertrand Renaudin Batterie – Olivier Cahours Guitare

Les duos, dans le jazz, suscitent une certaine méfiance liée à la crainte qu’il manque quelque chose.
Mais ce duo là ne craint pas le manque de liant, tant ils échangent.

« Tout le monde aime discuter avec presque tout le monde. Il y a ceux qui écoutent (ils sont rares) et ceux qui parlent (c’est-à-dire tous les autres).
Pas de quoi encombrer la mémoire.
Il reste néanmoins une catégorie infime qui ne vit que dans, et pour l’échange. Pour qui, il y a vraiment autant de bonheur à donner qu’à recevoir.
Le batteur Bertrand Renaudin et le guitariste Olivier Cahours appartiennent à cette catégorie infinitésimale. Nécessairement ils sont décalés.
Hors du temps. Car, on s’en doute, dialoguer vraiment, c’est prendre son temps. Ne pas compter.
Transmettre et recevoir. Livrer et se livrer.
Pour autant, les duos, dans le jazz, suscitent une certaine méfiance liée à la crainte qu’il manque quelque chose. Le liant. En clair, tous les nombres
peuvent être magiques, sauf le deux. C’est la règle.
Et peu de musiciens se risquent à faire la démonstration qu’ils pourraient être une des exceptions qui la confirmerait.
Justement, Bertrand Renaudin et Olivier Cahours sont de ceux-là.
Ils sont de ceux qui, sans avoir le soucis de plaire, sont accessibles au plus grand nombre.
Pourquoi ? Parce que la difficulté d’interprétation, les chausses-trappes de partitions s’effacent toujours devant l’extrême simplicité et la pureté des mélodies qu’ils écrivent, et qui donnent envie de chanter
– essayez donc de ne pas fredonner le thème de Conakry ou de Sofia !
Ces thèmes-là sont des rêves de chercheurs d’or… »
Renaud CZARNES, Jazzman

« Sculpteurs de sons. Pureté des mélodies.
Doüo est une pierre finement taillée à l’édifice des musiques accoustiques »
François Lacharme, Jazzman