Découvrez le dernier album de Bertrand Renaudin

batmag

Quoi de plus sérieux, de plus dérisoire de plus important que le jeu nous rattachant à notre
enfance envolée ? Jouer pour l’échange avec le public, prendre son temps, perdre le temps,
livrer et se livrer se perdre…Faire pousser un « jouage », pour lui-même et au service du
bonheur que celui-ci génère, en soi et en conscience des autres. Faire chanter la batterie, faire
chanter une formation n’est pas chose aisée mais tellement vitale et essentielle.

Bertrand Renaudin dans ce nouvel opus s’y invite avec talent (cf l’envoutant N-Madiba et son
cross-stick en estinato et l’Afrique en toile de fond) avec ses amis et compagnons de route :
Thierry Bonneaux au vibraphone, Jean-Louis Pommier (du non moins célèbre Zoomtop
Orchestra) au trombone et Yves Torchinsky à la contrebasse. Tambours et cymbales se
répondent harmonieusement sous les coups experts des baguettes, mailloches, fagots, balais
et même des mains nues (la main qui donne et transmet, signale…) pour jouer et rejouer 11
nouvelles compositions pour un doux voyage de plus de 50 minutes Bertrand Renaudin vient
jouer chez nous, pour nous et avec nous. Philippe Legare


jazzman

«L’alchimie  musicale d’un groupe de jazz tient parfois à peu de choses.
En remplaçant le saxophoniste soprano Cyril Prévost par le tromboniste Jean-­‐Louis Pommier, le quartette du batteur Bertrand Renaudin (avec Thierry Bonneaux au vibraphone et  Yves Torchinsky à la contrebasse) s’est complètement métamorphosé et propose un univers sonore qui  suscite notre engouement, alors que étions plutôt réservé sur leur précédent projet « Château Rouge » (Jazz Magazine de février 2010). L’association du trombone et du vibraphone amène à des couleurs orchestrales chaleureuses et bluesy (rappelez-­‐vous Britt Woodman et Teddy Charles sur le « Blue  Moods » de Miles Davis ou Robin Eubanks et Steve Nelson chez Dave Holland) qui ont fortement inspiré les compositions de Renaudin. Onze titres cohérents, poétiques et enchanteurs innervent ce «Play» et l’on apprécie l’esprit collectif qui anime cette formation où chaque  membre s’exprime à parts égales avec beaucoup d’espace et deliberté (N-­‐Madiba en hommage à Nelson Mandela).

Un projet avec de bien belles mélodies (Ailleurs) où chaque instrument chante, y compris la batterie, car Renaudin arrive à faire chanter ses fûts et cymbales et prend un malin plaisir,par de savants contrechamps percussifs, à participer aux divers jeux de ce «Play  ». LIONEL ESKENAZI


jazz around

Grave le quartette !

Découvrir le jazz par Kenny Clarke et le trio qu’il formait avec Eddy Louiss et le Liégois René Thomas ne peut qu’attiser la curiosité et la sympathie de tous bon Belga jazzophile. Rarement aussi on parle de poésie, mélodie, ether, légèreté lorsqu’on évoque un batteur : Bertrand Renaudin inspire toutes ces idées à la fois… Caressuer de peux et non cogneur catégorie poids lourds, ce batteur françis pas né d’hier (1955) ose les formules qui sortent des sentiers battus: il est un des rares à présenter un spectacle solo sans déclencher l’irritation des tympans, et crée aussi des recettes originales ; son dernier album en quartet en est une réjouissante illustration : associer ses caisses et cymbales aux voix graves de la bouble basse (Yves Torchinsky), du vibraphone (Thierry Bonneaux) et du trombone (Jean-Louis Pommier) est une formule rare, sinon inédite. A travers un repertoire original à 10% de la plu_me du leader, Bertrand Renaudin écorne aussi l’image du batteur rythmicien appelé à « garnir » la musique des autres.

Le résultat est surprenant, du moins pour celui comme moi qui à ce jour ne s’était jamais attardé sue la musique de cet équilibriste-magicien des percussions : Bertrand Renaudin joue, comme le titre de l’album « Play », mais jamais il ne surjoue ; l’espace laissé aux partenaires est considérable, le sentiment à l’écoute est celui d’une liberté créative constante et d’une grande souplesse dans les interventions de chacun, ce qui permet d’apprécier un soliste comme Jean -Louis Pommier visiblement à l’aise dans ce concept libertaire. Un album dont l’écoute répétée multiplie le plaisir éprouvé à l’infini. Jean-Pierre Goffin


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